La notion de force ne s'exprime pas en aïkido par des exploits physiques mais par une utilisation optimale des qualités énergétiques disponibles : il n'y a pas obstacle à la pratique quelque soit l'âge sauf contre indication médicale sérieuse. S'il n'y a pas de limite d'âge supérieure, la limite inférieure généralement admise est de 7 ans.
AïKi (合氣) exprime une idée d'efficacité, un
concept d'union, d'harmonie, d'assemblage comme pourrait l'évoquer une
charpente constituée par le corps (muscles, tendons, os), la respiration, le
psychisme et le mental.
Des prolongements positifs dans la vie quotidienne.
Pour une majorité d'aïkidokas les
principes de l'aïkido trouvent écho dans leur
vie quotidienne et professionnelle meilleure gestion de situations
conflictuelles, aisance relationnelle, confiance en soi, concentration .
D'autres trouveront dans la pratique un exutoire aux stress quotidiens. Les
fréquents changements de niveau, debout-sol, vont renforcer la ceinture
pelvienne et les membres inférieurs.Les différents mouvements mettent souvent
en jeu les articulations : progressivement l'aïkidoka augmente ses
amplitudes articulaires, en particulier au niveau des épaules, des
poignets et des chevilles.
Dans tous les cas, que la technique soit subie ou effectuée, l'objectif sera de
mettre tous les segments du corps dans le même sens ( dos droit,...) ce qui
aura des prolongements positifs dans la vie quotidienne :
correction de mauvaises postures souvent à l'origine de mal de
dos.
La diversité des situations proposées, la réalisation des mouvements tant à
droite qu'à gauche, vont favoriser la coordination, la perception du corps dans
l'espace, et vont principalement chez l'enfant stimuler le
développement psychomoteur
Une séance d'entrainement
__"L'entraînement doit toujours se dérouler dans une atmosphère agréable et
conviviale." (Un des six préceptes pour la pratique de l'aïkido. Maître UESHIBA
en 1935)__
Une séance comprend trois phases :
Une phase de préparation.
Cette phase est une préparation et non simplement échauffement. Son rôle est de
préparer le corps à une activité musculaire mais aussi et surtout de se
préparer psychologiquement à une discipline aux caractéristiques martiales. On
y trouve des mouvements ayant une signification particulière dans la culture
japonaise et chinoise : respiration et étirements.
Une phase de travail des techniques.
Une phase retour au calme : massages, étirements.
La pratique martiale est un moyen de préserver sa santé. Son étude invite à
s'intéresser à des pratiques orientales traditionnellement associées aux arts
martiaux : Kwatsu (ramener à la vie), Seifuku (manipulations,
kinésithérapie), Shiatsu (massage japonais), techniques respiratoires,
etc.
La pédagogie est en adéquation avec l'esprit oriental et la pratique d'un art traditionnel au sens large : l'enseignement va du global au particulier, c'est à dire des principes qui sont applicables en toutes circonstances vers leurs émanations qui sont les techniques.