Aïkido et arts martiaux japonnais
Elles remontent au VIIème - XIIIème siècle pendant les guerres civiles.
Époque des techniques de combat, expérimentées au cours de
luttes sanglantes. Ces techniques guerrières sont regroupées sous la
dénomination BU-JITSU (武 術 ) ou art du guerrier. Les techniques sont secrètes,
retransmises au sein d'une même famille d'un même clan. Vers le début du 16ème
siècle, les premières écoles - RYU (流) apparaissent, chacun de ces RYU, a une
méthode et une technique propre à elle même. La réalité du combat reste
quotidienne, il s'agit d'art de survie du guerrier. Chaque RYU
retransmettait ses techniques - art du combat BU-GEI (武 芫) - oralement de
maitre à disciple.
Peu à peu les combats et batailles se raréfient, les écoles ouvrent en plus
grand nombres : au milieu du 19ème siècle on dénombre plus de 150 écoles
réparties en familles, dont le JU-JUTSU , terme utilisé abusivement en occident
pour désigner l'ensemble de ces arts du combat. L'ère Meiji (1868-1912) voit
l'abolition de la distinction des castes, et ôte à la pratique martiale
l'aspect de promotion sociale qu'il avait jusqu'alors. Vers le milieu du 19ème
siècle une évolution devient nécessaire pour préserver cet héritage
séculaire : Il faut inverser la tendance, placer comme objectif ce que
l'on appelle aujourd'hui le "développement personnel".
L'efficacité martiale devient alors une conséquence de la
pratique. C'est un changement de voie, de direction : "Do" (道)
signifie également route, chemin.
Jigoro Kano, Fait, en créant le Judo, le choix d'une mutation vers une
discipline sportive.
Morihei Ueshiba, prend le parti de refuser
toute forme de compétition et après quelques "tâtonnements" - UESHIBA
RYU, AIKI JITSU, AIKI BUDO - fait évoluer son art en une ultime mutation :
l'Aïkido.
Me Ueshiba étudie de nombreuses disciplines, Yagyu ryu, kitto ryo et
principalement le Daïto ryu de Me TAKADA.Il fut le seul de son temps à être
reconnu comme "le" grand maître incontesté et créateur d'un nouvel art , il
obtient deux "Menkyo Kaiden" et un Okuden" (diplômes extrêmement rares).
Parmi les arts martiaux "non compétitif" il faut distinguer deux
courants principaux :
- Le courant Zen, regroupe les disciplines, qui mettent en exergue le rituel, le vide, l'ascèse. Les "kata" sont le vecteur principal de transmission.
- Le deuxième courant, Art Martial - dont
l'aïkido- , qui sont influencés par le
shintoïsme qui, comme le taoïsme chinois, favorisent la spontanéité. L'
étiquette (rituel dans le dojo) n'est ni une finalité, ni un moyen, il s'agit
de simples règles de bienséances.
Développement de l'Aïkido.
Dans les années 50 l’Aïkido est présenté en Europe (en France) pour la
première fois par Maître Mochizuki Minoru, puis Maître Abe Tadashi commence à
développer l’Aïkido en Europe. Dans le milieu des années 60 Maître UESHIBA
envoie ses meilleurs élèves à travers le monde pour divulguer l'Aïkido. La
plupart d'entre eux s'installeront définitivement à l'étranger après la mort du
Fondateur en 1969. Me TAMURA élève direct du fondateur réside toujours en
France.
L'aïkido est pratiqué dans le monde entier par une quantité croissante
d'individus, hommes, femmes et enfants de toute condition physique.
Aujourd'hui, la France compte plus de pratiquant que le Japon
. Le nombre de pratiquants dépasse le million.
La raison d'un tel engouement réside dans l'aïkido lui-même : au travers de ses principes et de sa pratique, c'est un art martial très évolué qui se positionne à l'opposé du dogme compétitif qui prévaut dans la plupart des domaines de la vie quotidienne contemporaine.
"Le but de
l'Aïkido n'est pas de corriger les autres, mais de se corriger soi
même"